Le fait de tomber enceinte a bouleversé mon monde. Je faisais de la course à pied ; je concourais toujours dans la catégorie 5 km et je m’entraînais pour un semi-marathon avant de tomber enceinte.

Notre fils est né par césarienne et je me souviens que mon mari était à mes côtés et me disait que j’étais si belle à ce moment-là, même si je suis sûre que j’avais l’air de m’être faite renverser par un bus à deux reprises. Il était si fier de moi et m’aimait pour avoir eu le courage de passer par tout ça avec lui.

Mon fils étant né prématurément et ayant passé du temps en néonatologie, le simple fait de penser à retourner à la salle de gym m’était difficile. On avait coupé mon corps pour sauver la vie de mon fils. J’étais physiquement faible en raison de l’accouchement et de mon nouveau rôle de mère. J’ai également souffert de baby blues peu de temps après la naissance de mon fils. J’ai quitté mon travail afin de pouvoir rester à la maison avec lui et lui apporter les soins et l’attention dont il avait besoin quand il est sorti de néonatologie pour finalement rentrer à la maison, ce qui, je dois dire, a été la meilleure décision que j’ai prise de ma vie.

 

Dina - 30 ans, un enfant

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Mon mari a dû partir travailler à l’étranger un mois après la sortie de mon fils de néonatologie.

Dire que cela a été difficile est un euphémisme. Je ne trouvais pas le temps de retourner à la salle de sport et de « récupérer » le corps que j’avais eu avant, il était donc impossible de retrouver ce corps. Mes hanches avaient changées, ma taille avait changée et j’avais le ventre mou. Même la façon dont je courais était différente. Je ne pouvais pas vraiment aller à la salle de sport en raison de mon petit bébé qui recevait des injections chaque mois pour éviter qu’il n’attrape le VRS (Virus Respiratoire Syncidial) et la coqueluche. J’ai essayé de courir avec ma poussette, mais cela me paraissait toujours difficile de reprendre un exercice intensif avec la césarienne. J’ai alors découvert le yoga et la danse du ventre. Ces deux activités m’ont aidée à me sentir non seulement bien dans ma peau, mais également à accepter mon corps tel qu’il est MAINTENANT.

Je sais que je ne retrouverai jamais ma silhouette de runneuse de 43 kg, mais je suis très heureuse d’être devenue une maman en bonne santé pratiquant le yoga et la danse du ventre. Je pense que je suis enfin à un stade de ma vie où je ne me sens pas obligée de me conformer au canon de beauté que les médias de masse me présentent. Je sais que je n’aurai jamais des abdos bien dessinés, de gros seins et des fesses galbées et ça ne me gêne pas ! Nous sommes tous si différents et c’est incroyable de voir comment le fait de faire grandir un petit être dans votre corps peut vous faire ressentir tant d’émotions au sujet de vous-même. Je suis tellement heureuse d’avoir dans ma vie ce petit garçon qui me montre que la vie est différente et belle, et qui m’aime peu importe ce à quoi je ressemble.